UN NOUVEAU MONDE

Le nouveau championnat professionnel américain, la Major League Rugby, qui a débuté fin avril et se terminera début juillet, bat son plein. Cette nouvelle compétition n’en est qu’à ses balbutiements mais ambitionne, d’ici dix ou quinze ans, de devenir l’une des meilleures de la planète rugby. En attendant, tout est à construire.P TEXTE : ÉMILIE DUDON om-pom girls en jupettes, hymne national chanté la main sur le cœur, produits dérivés en pagaille et feux d’artifice à la fin de certains matchs… Aux ÉtatsUnis, le sport professionnel est toujours un show et le rugby n’échappe pas à la règle. Le niveau de jeu, qui est à peu près équivalent à celui de la Fédérale 1, n’est pas encore transcendant et les stars sont encore rares compte tenu d’un salary cap limité à 300 000 € environ, mais les clubs de la Major League Rugby mettent le paquet en termes d’« entertainment » comme on dit outreAtlantique. C’est comme ça que ça marche là-bas. « Le marketing est dé- veloppé de façon incroyable, témoigne le technicien français, Alain Hyardet, qui entraîne Austin. C’est même le secteur le plus pertinent comparé aux autres. Les réseaux sociaux sont alimentés
en permanence. Quand on s’y plonge, on a l’impression que le rugby américain, c’est de la bombe atomique. D’ailleurs, si le club n’a pas de kiné pour l’instant, il a en revanche un responsable des réseaux sociaux ! Vous saisissez le paradoxe ? »

 

Download full story